L’avocat Imed Ben Hlima a confié à TunisieNumérique son avis et ses appréhensions par rapport à la déclaration de guerre contre la corruption et la contrebande. Dans son intervention, Maitre Ben Hlima insiste pour que cette guerre s’intéresse aux politiques qui soutiennent et qui suscitent ces lobbyistes. Et il insiste pour nommer les leaders d’Al Harak Marzouki et Daïmi.
« … Il est connu qu’il ne pourrait y avoir de pouvoir politique sans un pouvoir financier, derrière. On se rappelle qu’en 2011, il y a eu comme une diabolisation générale du système financier en place, pour ses affinités avec le pouvoir à l’époque. Et pour s’octroyer un support financier, et profitant du relâchement général à l’époque, les politiciens qui sont montés sur la scène en 2011, ont cherché à se constituer une nouvelle arrière base financière. Ne pouvant s’appuyer sur le système du pouvoir financier « légal », les nouveaux maîtres du pays se sont rabattus sur un néo système fait de l’argent de la contrebande. C’est vrai que la contrebande existait du temps de Ben Ali, mais elle s’est considérablement développée après 2011, grâce à la complicité des certaines administrations telles que les douanes, mais aussi, grâce à une complaisance fautive de la part du nouveau pouvoir politique qui avait un besoin vital que ce néo système financier se développe et lui fournisse des sources de financement intarissables. Et principalement, les deux partis Ennahdha et Nidaa pour les quels, les ressources financières étaient vitales et il leur fallait composer avec ce système « hors la loi ». C’est pour ces raisons que j’ai toujours soutenu qu’il ne pourrait y avoir de vraie lutte contre le système de corruption et la contrebande, vu que ce milieu interagit dans les sphères de décision… Donc en contrepartie des financements, les lobbyistes exigeaient de la part des politiques une couverture administrative et juridique de leurs activités interdites. C’est pour ces raisons que la lutte a tardé à venir. L’administration a toujours été au courant de tous ces dossiers, mais il manquait la décision politique pour entamer cette opération de purification ».
« … Cette réaction, nous la devons non pas seulement à l’audace de Youssef Chahed. Je reste convaincu que c’est Béji Caïed Essebsi qui a pris la décision, au vu des derniers évènements, notamment la dernière séance d’audition de l’IVD, qui a constitué une déclaration de guerre ouverte de la part de Sihem Ben Sedrine à l’initiative de BCE de la réconciliation nationale, Mais aussi, les évènements de Tataouine qui, comme il a été démontré, étaient « encouragés » par certaines parties politiques, via des lobbies de la contrebande. Ces parties politiques sont représentées, essentiellement, par Al Harak Des Marzouki et Daïmi, qui voulaient profiter des revendications des citoyens et leur besoin d’un développement équitable, pour exécuter leurs propres agendas politiques commandés de l’étranger ».
« … Ce qui s’est passé à Tataouine, c’est que les soutiens financiers du gouvernement et de la présidence ont fait volte face, et se sont rangés du côté des saboteurs dans le but de faire chuter le pouvoir ».
« … Or pour pouvoir combattre la corruption il faudra s’attaquer à la période de la Troïka, car il y a eu de très graves malversations, avec, à la clef, des tentatives d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Et ces dossiers d’atteinte à la sûreté de l’Etat sont connus par les gens au pouvoir, et par l’administration, notamment les services sécuritaires ».
« … Et maintenant que la décision de la déclaration de guerre à la corruption a été prise par BCE et Youssef Chahed, il n’y a plus aucune autre alternative que de la mener jusqu’au bout. Et comme il va falloir aller jusqu’au bout, on commence à voir certaines parties qui commencent à condamner les mesures prises par l’Etat dans cette guerre. Il est, entre autres, attendu que cette guerre touche de plein fouet la coalition au pouvoir. Mais comme l’a si bien dit Chahed, c’est « ou la Tunisie, ou la corruption ». Et la corruption et la contrebande qui cherchent à détruire l’Etat, sont des choses inconcevables. Et c’est ce qui est en train de se passer, avec des agendas étrangers qui sont mis en œuvre par des partis tunisiens, et je persiste à citer Marzouki et Daïmi, qui devraient impérativement être assignés, aux aussi, à résidence surveillée ».
« … Il ne faudrait, donc, pas que Chahed ait des scrupules quant à une probable implosion de la coalition au pouvoir, car il a gagné quelque chose de beaucoup plus important que çà, et qui est le soutien populaire ».
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